Une terrasse stable et durable demande de la rigueur dans la conception, le choix des matériaux et la pose. Voici les points essentiels à la réussite de votre projet.
Ce guide reprend les grandes règles du DTU 51.4, qui encadre la pose des platelages extérieurs en bois. Il n’en est qu’un extrait et ne saurait s’y substituer.
Les essences utilisées pour les terrasses doivent répondre à certaines exigences techniques. La principale est la durabilité du bois, généralement liée à sa densité, dont dépend en grande partie la durée de vie de votre terrasse.
Une terrasse en bois peut s’implanter sur différents types de terrains, à condition qu’ils soient porteurs et stables.
Deux règles de base. La structure et les lames ne doivent jamais toucher le sol : l’espace entre le platelage et le sol assure la ventilation et améliore la stabilité et la durée de vie de la terrasse. L’entraxe entre les lambourdes est de 40 à 50 cm, selon le bois choisi et l’épaisseur des lames.
Utilisez des plots réglables, des tampons qui isolent les lambourdes du sol, ou reprenez la pente de la terrasse carrelée pour poser la terrasse bois à l’horizontale, en gardant une pente de 1 %. Le plus souvent (vieux dallage, ancienne dalle dans un jardin), on peut percer le sol pour fixer des chevilles à frapper ou des vis à béton.
Sur un balcon ou un toit, mieux vaut ne pas percer, pour éviter les infiltrations : on réalise alors une pose flottante.
On utilise généralement des plots réglables en plastique, qui isolent les lambourdes de la nappe étanche. Leur large base évite de poinçonner l’étanchéité, et leur vérin permet de mettre la terrasse à niveau en reprenant la pente d’évacuation des eaux de pluie. Les DTU 51.4 et 41.3 préconisent des plots dont la base mesure au moins 19,5 cm de diamètre.
Commencez par poser un feutre géotextile, pour éviter que la végétation repousse à travers la terrasse.
Si la terrasse est accolée à la maison, fixez une lambourde au mur : cette muralière sert de référence pour la mise à niveau et de premier appui aux lambourdes.
Sur un terrain instable (argileux, sableux, fraîchement remblayé), prenez des précautions, par exemple des plots béton de 40 × 40 cm. Sauf cas extrême, il est inutile de couler une dalle. Les plots béton peuvent être remplacés par des vis de fondation de 80 cm de haut, vissées dans le sol, sur lesquelles on fixe directement la structure.
Isolez les lames des lambourdes pour éviter la rétention d’eau, qui provoque notamment le tuilage des lames : on colle pour cela une bande bitumeuse sur les lambourdes.
C’est la méthode traditionnelle, largement développée dans le DTU 51.4. Les vis inox font 5 mm de diamètre et une longueur égale à deux fois l’épaisseur de la lame plus 10 mm, soit au moins 50 mm.
Pour une finition impeccable, il est conseillé de pré-percer les lames. Le pré-perçage est impératif pour les bois durs à partir de 800 kg/m³, principalement les bois exotiques.
Des clips ou des fixations spéciales se fixent sur le chant ou sous la lame ; beaucoup s’insèrent dans une rainure usinée dans le chant.
Avec ce type de fixation, utilisez impérativement un bois de qualité, bien sec (18 % d’humidité au maximum), pour que les clips tiennent bien.
Les caillebotis sont des dalles de bois assemblées en usine. C’est la façon la plus simple de faire une terrasse en bois : ils s’installent par simple emboîtement. C’est aussi la solution idéale pour une terrasse carrée ou rectangulaire, et l’on peut jouer avec leur quadrillage pour créer des motifs géométriques.
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