Passer au contenu principal

LE SPÉCIALISTE DU BOIS

Accueil

Nos conseils de pose pour les terrasses et dalles bois

Lames de terrasse en bois posées au sol dans le showroom extérieur de S.M. bois

Une terrasse stable et durable demande de la rigueur dans la conception, le choix des matériaux et la pose. Voici les points essentiels à la réussite de votre projet.

Ce guide reprend les grandes règles du DTU 51.4, qui encadre la pose des platelages extérieurs en bois. Il n’en est qu’un extrait et ne saurait s’y substituer.

Choisir son essence

Les essences utilisées pour les terrasses doivent répondre à certaines exigences techniques. La principale est la durabilité du bois, généralement liée à sa densité, dont dépend en grande partie la durée de vie de votre terrasse.

  • Quelle que soit l’essence, une terrasse en bois ne doit jamais être en contact direct avec le sol : une structure porteuse est posée entre les lames (ou les caillebotis) et le sol. La lame d’air ainsi créée ventile le dessous du platelage et l’aide à sécher après la pluie.
  • Les essences naturellement durables de classe 3 ou 4 ne s’utilisent que purgées de leur aubier.
  • Sur les bois qui ne sont pas naturellement durables et sur les essences imprégnables, un traitement est recommandé.

Un terrain propice

Une terrasse en bois peut s’implanter sur différents types de terrains, à condition qu’ils soient porteurs et stables.

  • Une dalle béton : sur un terrain décapé de sa terre végétale sur 20 cm, après pose d’un polyane et d’un lit de sable de 5 à 10 cm, on coule une dalle de béton dosé à 350 kg/m³, armée d’un treillis soudé, d’au moins 12 cm d’épaisseur et avec une pente minimale de 1 %.
  • Des plots ou des pieux : si une dalle ne peut pas être coulée, on pose des plots de béton, coulés sur place ou préfabriqués, ou des pieux de fondation, espacés selon l’entraxe des lambourdes ou des solives. Un empierrement (graviers, galets…) est étalé jusqu’au niveau des plots avant de poser un géotextile.
  • Des ancrages métalliques enfoncés directement dans le sol sont possibles, si le fabricant justifie leurs performances pour la nature du sol.
  • Des plots polymères réglables : sur l’étanchéité d’une toiture-terrasse ou sur une dalle, ils se posent en respectant scrupuleusement le cahier des charges du fabricant. Ils s’utilisent aussi sur terre stabilisée et égalisée, ou sur sable.

La structure porteuse

Deux règles de base. La structure et les lames ne doivent jamais toucher le sol : l’espace entre le platelage et le sol assure la ventilation et améliore la stabilité et la durée de vie de la terrasse. L’entraxe entre les lambourdes est de 40 à 50 cm, selon le bois choisi et l’épaisseur des lames.

Sur sol dur (carrelage, dalle, vieux dallage)

Utilisez des plots réglables, des tampons qui isolent les lambourdes du sol, ou reprenez la pente de la terrasse carrelée pour poser la terrasse bois à l’horizontale, en gardant une pente de 1 %. Le plus souvent (vieux dallage, ancienne dalle dans un jardin), on peut percer le sol pour fixer des chevilles à frapper ou des vis à béton.

Sur un balcon ou un toit, mieux vaut ne pas percer, pour éviter les infiltrations : on réalise alors une pose flottante.

Sur étanchéité

On utilise généralement des plots réglables en plastique, qui isolent les lambourdes de la nappe étanche. Leur large base évite de poinçonner l’étanchéité, et leur vérin permet de mettre la terrasse à niveau en reprenant la pente d’évacuation des eaux de pluie. Les DTU 51.4 et 41.3 préconisent des plots dont la base mesure au moins 19,5 cm de diamètre.

Sur terrain naturel (gazon, terre…)

Commencez par poser un feutre géotextile, pour éviter que la végétation repousse à travers la terrasse.

Si la terrasse est accolée à la maison, fixez une lambourde au mur : cette muralière sert de référence pour la mise à niveau et de premier appui aux lambourdes.

Sur un terrain instable (argileux, sableux, fraîchement remblayé), prenez des précautions, par exemple des plots béton de 40 × 40 cm. Sauf cas extrême, il est inutile de couler une dalle. Les plots béton peuvent être remplacés par des vis de fondation de 80 cm de haut, vissées dans le sol, sur lesquelles on fixe directement la structure.

La pose des lames

Isolez les lames des lambourdes pour éviter la rétention d’eau, qui provoque notamment le tuilage des lames : on colle pour cela une bande bitumeuse sur les lambourdes.

Le vissage traversant, avec des vis inox

C’est la méthode traditionnelle, largement développée dans le DTU 51.4. Les vis inox font 5 mm de diamètre et une longueur égale à deux fois l’épaisseur de la lame plus 10 mm, soit au moins 50 mm.

Pour une finition impeccable, il est conseillé de pré-percer les lames. Le pré-perçage est impératif pour les bois durs à partir de 800 kg/m³, principalement les bois exotiques.

La fixation invisible

Des clips ou des fixations spéciales se fixent sur le chant ou sous la lame ; beaucoup s’insèrent dans une rainure usinée dans le chant.

Avec ce type de fixation, utilisez impérativement un bois de qualité, bien sec (18 % d’humidité au maximum), pour que les clips tiennent bien.

Pour une fixation de qualité

  • Posez les lames perpendiculairement aux lambourdes ou aux solives.
  • Laissez un écartement de 3 à 12 mm entre les lames, pour la dilatation du bois et l’écoulement de l’eau, et un espace de 10 mm en périphérie, contre les murs, les poteaux et les autres éléments d’adossement.
  • Deux lames mises bout à bout doivent reposer sur une lambourde ou une solive. Elles peuvent presque se toucher, sauf pour les essences très denses et les longueurs de plus de 2 m : en cas de forte reprise d’humidité, la dilatation en longueur peut faire bomber les lames. Laissez alors au moins 5 mm en bout de lame.
  • Les lames bout à bout piègent l’eau. Pour une meilleure durée de vie, il est préférable que chaque extrémité de lame soit fixée, non jointive, sur sa propre lambourde ou solive, ce qui demande de doubler le lambourdage.

La pose des caillebotis

Les caillebotis sont des dalles de bois assemblées en usine. C’est la façon la plus simple de faire une terrasse en bois : ils s’installent par simple emboîtement. C’est aussi la solution idéale pour une terrasse carrée ou rectangulaire, et l’on peut jouer avec leur quadrillage pour créer des motifs géométriques.

Pose vissée
Les caillebotis sont vissés sur des lambourdes fixées au sol.
Pose directe sur le sol
Sur une chape de béton : fréquente, mais déconseillée, car l’eau s’écoule mal.
Pose sur plots réglables
La plus pratique : les angles des caillebotis s’encastrent dans les plots. En fin de chantier, un cadre autour de la terrasse cache les plots.

Finition et entretien

La finition, signature d’une terrasse réussie

  • Des lames parfaitement alignées, aux espacements réguliers.
  • Des lames de rive qui cachent la structure, à prévoir dès la conception, en laissant une ventilation suffisante pour ne pas enfermer l’humidité.
  • Un bandeau de finition autour de la terrasse, pour un aspect professionnel.
  • Un ponçage final au grain 80, qui efface les défauts de surface, les traits de crayon et les échardes du sciage et du perçage.

L’entretien

  • Dehors, le bois grisaille naturellement avec le temps.
  • Pour garder longtemps sa teinte d’origine, appliquez un saturateur deux fois par an.
  • Si vous acceptez le grisaillement, l’entretien est léger : un nettoyage au jet d’eau une à deux fois par an suffit, et il est indispensable pour empêcher les champignons. Tous les deux ou trois ans, un produit spécial terrasse limite les traces d’usure.
  • Pour retrouver la teinte d’origine d’une terrasse grisée, il existe des dégriseurs.

Tout le matériel pour votre terrasse

À voir aussi

Une question sur votre terrasse ?

Nos conseillers vous répondent du lundi au vendredi, de 7h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h30.